jeudi 13 décembre 2012

Mustapha Mansouri : L'ANAPEC a permis l'intégration de 31.000 demandes d'emploi


Le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, M. Mustapha Mansouri, a certifié mercredi que la nouvelle stratégie optée par l'Agence nationale de la promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC) a autorisé à fin 2006 l'intégration de 31.000 demandeurs d'emploi.

Répondant à une question orale à la chambre des représentants, le ministre a majoré cette politique consiste en la restructuration de l'Agence qui se fera à travers le renouvellement et l'extension du réseau de l'ANAPEC, la mise en place d'un management et d'un système de pilotage de qualité, le développement et la professionnalisation des prestations de service, l'accès sur l'environnement ainsi que sur les différents partenaires et la mobilisation des ressources humaines autour des avantages, afin d’appuyer les jeunes chercheurs d’emploi pour trouver enfin l’offre d’emploi qui soit adéquate leurs profils.

Afin d'assurer une bonne gouvernance du marché de l'emploi au Maroc, il importe d'améliorer le professionnalisme de l'ANAPEC et d’ordonner les études prospectives et sectorielles en matière d'emploi, a-t-il souligné, poussant que études ne peuvent être élaborées qu'après la création d'un observatoire de l'emploi qui sera chargé d'orienter la politique de l'emploi et de réaliser des études essentielles sur le marché de l'emploi.

Il a à cet égard rappelé qu'en application des avertissements issues des ""Initiatives de l'emploi"", tenues à Skhirat en septembre dernier, il a été procédé à la conclusion d'un contrat entre l'Etat et l'Agence aux termes duquel cette ultime s'est vue confier la mission d'intégrer 200.000 demandeurs d'emploi au cours de la période 2006-2008, ce qui portera à 300-pc le taux d'intégration effectué annuellement.


Gallup Organisation : Le Maroc classée parmi les Etats les moins employeurs de femmes au monde


Washington : le royaume distribuerait ces classes avec des pays tel l’Arabie Saoudite, le Qatar ou le sultanat d’Oman.

Le Maroc, aménagé par une constitution aux principes paritaires avancés, distribuerait les places les moins respectables en matière d’offre d’emploi aux femmes dans le service publique, avec des pays ou les femmes vivent encore un quasi esclavagisme, tel l’Arabie, le Qatar ou Oman.

Le fait provient d’une prospection menée par la société américaine de sondage, Gallup Organisation, qui traita une étude auprès de plus de 200000 personnes dans la zone  MENA.

Il en résulte que les administrations publiques recrutent 37.5% de leurs effectifs  parmi les femmes, soit  250000 employées.

Pour le secteur privé, 40% des femmes rétribués  perçoivent des salaires réduits, confrontés à ceux des salariés hommes, alors que seul  35% d’entre elles, ont exposé que leur rémunérations seraient identiques à celles de leurs collègues hommes.

Notons que malgré que  la possession ait prévu dans son article 19, l'effort de l’État en vue de prétendre la parité, la méthode des femmes au travail se prolonge difficile, malgré la forte demande d’emploi féminine, et ce n'est pas le gouvernement qui donnerait des signes d'espoir la dessus vu le nombre de femmes en recherche d’emploi dans son enceinte, réduit au chiffre minimal.


mercredi 12 décembre 2012

Solution au problème de l'emploi au Maroc


Hausse de la consommation intérieure du tourisme de 8,4%, Accroissement du PIB du tourisme de 7,9%. 
Participation de 7,3% du PIB du tourisme dans le PIB.



La population en âge d'activité compose une constituante permanente de la problématique de l'emploi au Maroc, a attesté, mercredi à Casablanca, le Haut commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi.
D'ici 2030, la population des moins de 15 ans continuerait à baisser en rapport (de 27,5% en 2010 à 20,9% en 2030), tout en restant en volume aux environs de 8 millions (8,8 millions en 2010 et 7,9 millions en 2030), a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse sur la situation de l'emploi et du chômage au Maroc et ses caractéristiques structurels et politiques dans une situation de transition.
Quant à la relation des personnes âgées de 60 ans et plus, elle devrait augmenter de 8,3% à 15,4% durant cette période, passant de 2,6 à 5,8 millions de personnes, a-t-il énoncé.
Par ailleurs, la population en âge d'activité de 15-59 ans est dénommée à s'accroitre de 190 mille personnes par an d'ici 2030, passant de 20,4 millions en 2010 à 21,7 millions en 2015, à 22,7 millions en 2020 pour atteindre 24,2 millions à l'horizon 2030, a-t-il noté, ajoutant que son poids accéderait son plafond historique vers 2018 avec 65% avant de diminuer légèrement à 64% estimé pour 2030.
Lahlimi a fait savoir que la population active de 15 ans et plus, sous l'hypothèse du maintien du taux d'activité à son niveau de 2010, devrait atteindre 14,9 millions en 2030, enregistrant une augmentation moyenne annuelle de 173 mille actifs entre 2010 et 2030.
Sous une autre convention où le taux d'activité renoue avec son niveau de 1999 (pour atteindre 54,5% en 2020), cette augmentation serait de 248 mille actifs par an, a-t-il estimé.
Comparé à la moyenne de 156 mille offres emplois crées annuellement par l'économie marocaine au cours de la décennie passée, le Maroc devrait, pour garder la quantité du chômage à son niveau actuel, inciter les entreprises à faire plusieurs annonces offres d'emploi afin de créer 17 mille postes par an dans la première hypothèse et de 92 mille dans la deuxième, a ajouté Lahlimi.
Dans le premier cas, du fait que le taux d'activité reste constant, la présentation du taux de croissance économique actuelle de 4,8% par an pourrait dissoudre la requête additionnelle d’offre d'emploi d'ici 2030 et le taux de chômage serait de 7,1% en conséquence, a-t-il expliqué, soulignant que dans le deuxième cas, en revanche, le taux de croissance économique devrait se placer à près de 6,5% avec un taux de chômage de l'ordre de 6,7%.
Evoquant la transition démographique, il a noté qu'elle se définit par la réduction de la mortalité avec un accroissement de l'espérance de vie (de 47 ans en 1962 à 74,8 ans en 2010) et un amoindrissement consécutif de la fécondité.
Passant, au cours de la même période, de 7,2 à 2,19 enfants par femme, le Maroc enregistre, ainsi, le niveau de fécondité que connaissent des pays comme la France et la Tunisie, a-t-il affirmé.
La proportion de la population de moins de 15 ans est excédée de 42,2% en 1982, à 27,5% en 2010, tout en se maintenant en volume aux environs de huit millions (8,6 millions en 1982 et 8,8 en 2010), a-t-il noté, augmentant que la proportion de la population âgée de 60 ans et plus est passée de 6,4% à 8,3% (1,3 millions et 2,6).
Au regard de la pression sur le marché de l’emploi au Maroc, la population en âge d'activité (15-59 ans) est marquée par un taux d'accroissement annuel moyen de 2,4% (contre 1,6% pour l'ensemble de la population), un doublement de son effectif de 10,5 en 1982 à 20,4 millions en 2010 et un accroissement moyen annuel de 354 mille personnes, soustraction faite de la partie émigrée, estimée pour cette catégorie de la population à 88 mille personnes en 2010, a-t-il souligné.


Le Haut commissaire au Plan a fait distingué qu'après la crise de l'endettement et la difficile période d'ajustement structurel, le Maroc, après avoir restitué ses équilibres macroéconomiques, a opéré une série de progrès structurels pour mettre à niveau le cadre juridique et institutionnel de l'entreprise et faire face à une demande sociale croissante.
Initié au cours des années 90, ce processus a connu une élévation au cours de la première décennie de l'an 2000 entretenue par une ouverture politique et une détermination certifiée d'ouvrir une ère de progrès sociétal, a-t-il précisé.
En synergie avec les opportunités de la mondialisation et la valeur ajoutée de coopérations et d'accords de libre-échange, qu'offre l'option d'un régionalisme ouvert, la politique de libéralisation et d'ouverture économiques, a été redynamisée, a-t-il signalé.
Concernant le modèle de croissance, qui a avantagé au cours de cette première décennie, Lahlimi a affirmé qu'il a été marqué par cette triple dimension de gestion de la double transition démographique et économique et éclaire, dans une certaine mesure, le niveau et la qualité de l’offre d'emploi créée.
De ce fait, il a constitué une véritable rupture avec le modèle de développement antérieur particulièrement marqué par les stigmates d'une économie managée et largement protégée, a-t-il fait savoir.
L'expression de cette rupture se lit en particulier dans les nouvelles prouesses en termes d'investissement, de croissance économique et de développement humain, a-t-il noté, ajoutant que durant cette décennie, l'investissement a été multiplié par plus de deux fois.
Ainsi, le taux d'investissement est passé de 24,8% en 1999 à 34,1% en 2010 et la croissance économique est passée de 2,2% pendant la décennie 90 à 4,8%.
Le taux de chômage national, pendant longtemps raide à la baisse, a fléchi, de près de 5 points de pourcentage, a souligné Lahlimi, précisant que l'emploi, constitué pour une grande part d'emploi non-qualifié, est resté dans la particularité des non diplômés dont ils occupent encore 2 postes sur 3 (66,6% contre 73,3% durant la période 1999-2009).
Il a indiqué que la précellence de l'emploi de faible qualification renvoie à la structure de l'économie nationale et au niveau de productivité de ses constituantes sectorielles, soulignant que le progrès de la croissance n'a pas été accompagnée par un changement notable des structures économiques, en faveur des activités à haut contenu technologique.
Les secteurs de l'agriculture, du bâtiment et travaux publics (BTP) et des services, qui collaborent pour 80% à la valeur ajoutée totale, continuent d'être les principaux moteurs de la croissance économique, a-t-il affirmé, ajoutant que leurs croissances durant la décennie 2000 ont atteint respectivement 5,8%, 7,2% et 5%, alors que celle du secteur industriel n'a pas dépassé 3%.
Cependant, ces secteurs se différencient par la faiblesse de leurs multiplicateurs d'emploi, et notamment d'emploi qualifié, a-t-il souligné, ajoutant qu'avec une création de 10 offres d’emploi directs, l'agriculture ne crée que 2 emplois indirects, le Bâtiment et travaux publics 2 et les services 3.
Le Haut commissaire au Plan a noté que le Maroc s'inscrit sur la voie d'un nouveau dynamisme de consolidation de la compétitivité globale de son économie et de son insertion qualitativement plus avancée dans les chaines de valeurs internationales dans le contexte de la nouvelle ère de la mondialisation.
Les projets mis en œuvre dans les domaines de l'énergie renouvelable et de l'industrie, notamment celle où le Maroc possède des privilèges comparatifs certains comme les industries de l'automobile, de l'aéronautique, des industries métallurgiques, des industries chimiques et de l'agro-industrie, sont annonciatrices de cette nouvelle inflexion du modèle de croissance, a-t-il affirmé.
Cette nouvelle page de l'histoire nationale devrait également s'ouvrir sur une production appropriée des ressources humaines en vue de résorber les déficits, relevés en particulier dans le système d'enseignement et de formation, pour amoindrir notamment, les divergences en matière d'accessibilité au savoir dès les premiers niveaux de l'apprentissage,  et de permettre aux jeunes de bien mener leur recherche d’emploi, a-t-il conclu.


Maroc : Les Comptes nationaux transitoires de 2011

En 2011, l’économie marocaine a repéré un taux de croissance de 5% contre 3,6% en 2010. Il est supérieur de 0,1 point aux évaluations issues des comptes trimestriels. Cette mutation résulte simultanément de :

•       La hausse de 5,6% en masse de la valeur ajoutée du secteur agricole au lieu d’une baisse de 1,9% en 2010 ;

•       L’augmentation de 5,2% de celle des autres secteurs d’activité (pris dans leur ensemble) contre 4,2% une année plus tôt ;

•       L’accroissement de 2,7% en volume des impôts nets des allocations simulant les produits au lieu de 6,7% l’année précédente.

C’est ainsi que le taux de croissance du PIB hors agriculture est passé de 4,5% en 2010 à 4,9% en 2011.
 

Croissance contractée par la consommation finale des ménages


La résolution de la demande finale intérieure, principalement  la consommation finale des ménages, a autorisé une contribution à la croissance du PIB de 5,8 points en 2011 au lieu de 0,9 point en 2010.


C’est ainsi que les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté en volume de 7,4% après avoir progressé de 2,2% en 2010, participant de 4,2 points à la croissance du PIB. Cela est dû par les fortes offres et demandes d’emploi notées pendant cette période. En revanche, la consommation finale publique a enregistré une augmentation de 4,6% contre une baisse de 0,9% un an plus tôt. Sa participation à la croissance du PIB s’est améliorée de 1 point.

Annonces d'emploi au Maroc
                                                            
De son côté, la FBCF a évolué de 2,5% contre une baisse de 0,7% l’année précédente. Sa contribution à la croissance du PIB a été, de ce fait,  de 0,8 point contre -0.2 point en 2010. Le taux d’investissement (FBCF rapportée au PIB) s’est, pourtant,  situé  au même niveau que celui de l’année 2010 soit 30,7%.
 
Détérioration du solde extérieur sur biens et services

Les échanges extérieurs de biens et services se sont fortement contractés. En volume, les exportations ont augmenté de 2,1% et les importations de 5%. Leur solde a contribué négativement à la croissance du PIB de -1,5 point contre une participation positive en 2010 de 3,4 points.

  Rétablissement du revenu national brut disponible (RNBD) de 4,8%

 A prix courants, le PIB a accru de 5% en 2011 contre 4,3% une année plus tôt, soit une stabilité du niveau général des prix. La hausse de la consommation, grâce à une forte annonce d’offre d’emploi et de recrutement, a contribué largement à cette stabilité.
 Par ailleurs, le RNBD a progressé moins rapidement que le PIB suite au recul des  revenus extérieurs nets de 0,4% en 2011, même si les recettes des MRE se sont améliorées de 7,8%. Il a, ainsi, atteint près de 843 milliards de dirham en 2011, en amélioration de 4,8% contre 4,1% l’an précédent.

Aussi, suite à la hausse de la consommation finale nationale de 8,4% (plus rapide que celle du PIB),  le taux d’épargne nationale brute a perdu 2,4 points et a atteint 26,6% en 2011 au lieu de 29% en 2010. Ceci a contribué à l’augmentation du besoin de financement de la nation. Les opérations économiques avec l’extérieur se sont ainsi soldées par un besoin de financement de la nation de moins 64,6 milliards de dirhams en 2011 contre moins 34,3 milliards  en 2010. Sa part dans le PIB  a frôlé les 8% en 2011 contre 4,5% en 2010.